Eradiquer le mal


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Par Sanga Kassoum COULIB
Mis à jour le 2021-06-25 21:24:01

L´école ivoirienne est en proie à la violence depuis des lustres. Celle-ci est apparue à l´avènement du multipartisme et a atteint son pic dans les années 2000. Elle s´exprime de diverses manières : affrontements entre apprenants, injures à l´endroit des enseignants et encadreurs, harcèlements.


Elle s’est répandue du supérieur au primaire. Elle est allée tellement loin qu’en plus des morts qu’elle a occasionnées, elle est devenue un moyen de revendications corporatistes, notamment dans les grèves. Les actions de l’Etat et des autres décideurs, bien que salutaires par endroits, n’ont pu la soustraire du système éducatif. Que faire pour résorber cette violence de l’ensemble du système éducatif où elle cause excessivement de mal aux encadreurs, aux apprenants et à l’Etat lui-même ?

Pour répondre à cette question et surtout redorer l'image de l’école ivoirienne, l’Etat prend le taureau par les cornes en initiant une batterie de résolutions. Des infrastructures sont construites. En plus de l’université de Cocody, quatre autres universités ont vu le jour à Daloa, Korhogo, Bouaké et à Adjamé-Abobo. Au niveau du secondaire, de nombreuses écoles sont sorties de terre pour désengorger les infrastructures déjà existantes. Mais beaucoup restent à faire.

Au-delà de l’existant l’Etat doit faire voter une loi ou instaurer une mesure pénale en vue de sanctionner tous ceux qui se rendraient coupables d’actes de violence. Il doit assainir l’environnement immédiat des établissements d’enseignements en y détruisant les buvettes et les maquis, La prise en compte de toutes ces mesures et surtout de leur application favoriseront sans nul doute, l’éradication de la violence dans notre système éducatif. Vivement qu’il en soit ainsi !

Sanga Kassoum COULIBALY

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