Les langues étrangères dans le système éducatif ivoirien:l'heure du bilan !


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Par ISTC
Mis à jour le 2021-06-25 21:23:42

« Pour transformer les peuples primitifs de nos colonies, pour les rendre le plus possible dévoués à notre cause et utiles à nos entreprises, [...] le moyen le plus sûr, c'est de prendre l'indigène dès l'enfance, d'obtenir de lui qu'il nous fréquente assidûment et qu'il subisse nos habitudes intellectuelles et morales pendant plusieurs années de suite : en un mot, de lui ouvrir des écoles où son esprit se forme à nos intentions ».


Extrait de « Une conquête morale : l'enseignement en AOF » de Hardy G. Armand, Colin Paris 1917. L'école a été pendant la colonisation un canal transmission de l'idéologie coloniale. La langue française est, de cette époque à ce jour, au cœur de la politique linguistique dans l’enseignement en Côte d’Ivoire. Au départ, à la langue de Molière (le français), étaient adjoints le latin et le grec, également enseignés à l'école. Mais les deux dernières langues seront plus tard abandonnées au profit d’autres langues : l’anglais, l'espagnol, le portugais, le mandarin, l'allemand, l'arabe...

L’intérêt de ces langues étrangères dans le système éducatif ivoirien répond, a-t-on appris, au besoin d'ouverture vers le monde. Mais quelques décennies plus tard, quel bilan peut-on faire de l'utilité de ces langues dans l'enseignement ? Contribuent-elles réellement à la réussite scolaire ? Assurent-elles l'insertion socio-professionnelle des apprenants ? Quid de nos langues nationales délaissées ?

Autant de questions que nous abordons dans ce dossier, à l'ère de la mondialisation, à « l’ère du donner et du recevoir » qui nécessite que l’enseignement soit aussi adapté à nos réalités socioculturelles.

Aboua Ahiwa Rufin

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