D´Abidjan à Eboué, pour l´utile et l´agréable


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Par ISTC
Mis à jour le 2021-06-25 21:22:37

Contrôle de matériels, appels téléphoniques, revue de questionnaire et distribution de rôles. Un rendez-vous pour l´entretien a été pris, ce 15 mai 2021, avec M. Lambert Amon Tanoh, ministre de l'Éducation nationale de Côte d'Ivoire de 1963 à 1970 à Éboué. Le village natal d´un des premiers responsables du système éducatif ivoirien se trouve à 135 km d´Abidjan, dans la Sous-préfecture d´Aboisso région du Sud-Comoé.


Il est 8 h 30 quand la « H1 familiale » transportant l’équipe de rédaction traverse le pont à péage HKB. L'air conditionné et les sonorités zouglou distillées par les radios à bord détendent l'atmosphère. Ce samedi, les embouteillages monstres d'ordinaire sur les grandes artères de la ville d’Abidjan ont disparu. Le chauffeur roule à fond la caisse pour être sur les lieux à 11 h comme convenu. Grand Bassam, première capitale du pays, à 40 km d’Abidjan, en une trentaine de minutes ; puis Bonoua, la cité du Popo Carnaval, un quart d'heure plus tard. L'équipe marque une escale pour prendre des forces et reprendre la route.

Palmeraies, cocoterais, plantations d'hévéa, de cacao. Le paysage verdâtre défile et passe le relais de temps à autres aux hameaux qui bordent cet axe qui mène tout droit au Ghana voisin : Samo, Assé, Larabia, Ahigbé-kofikofikro, Babadougou, Diatokro, Adaou, Ayébo, Assouba, ces faubourgs, les villages défilent à l’allure du véhicule sous un ciel matinal très ensoleillé. Quelques kilomètres, plus loin, à l’entrée de la capitale du Sanwi, se dresse le CHR (Centre hospitalier régional) flambant neuf. Nous sommes enfin à Aboisso ou “èbouè sou” qui signifie “sur le rocher’’ en langue locale, l’Agni-Sanwi, à 150 km d’Abidjan, au Sud du pays.

Notre véhicule s'immobilise non loin du nouveau pont sur la Bia. Cet affluent qui alimente les barrages Ayamé 1 et 2 était jadis d'un noir de suie. Mais elle a désormais une couleur rouge latérite. Selon les habitants, ce changement est dû aux orpailleurs clandestins qui pullulent dans la région et polluent l'eau par le rejet des produits chimiques. Chacun veut immortaliser son passage dans la capitale des Sanwi Kôtôkô. On se prête au jeu de selfie sur les rochers qui ceinturent le cours d'eau. Le chauffeur s'impatiente. Quelques coups de klaxon ramènent tout le monde à bord. Le voyage peut reprendre à destination du village d’Éboué.

Il est 11 h, l'imposant portail du domaine de l’ancien ministre Lambert Amon Tanoh s’ouvre. Les pensionnaires de l'ISTC Polytechnique sont invités sous la véranda, où le vieillard (comme il aime bien se faire appeler) attend avec impatience. Les échanges commencent aussitôt. C'est un véritable cours magistral d'histoire que l’ancien instituteur délivre à « ses écoliers » du jour.

L'entrevue terminée, le privilège est accordé à la rédaction de visiter le la salle de séjour et la salle à manger de la bâtisse magnifiquement décorée aux motifs africains par l’épouse du ministre, décoratrice d'intérieur. Avant de renvoyer ses convives, le vieil homme de 95 ans aux allures de jeune livre quelques secrets de sa longévité, prodigue des conseils, tout en souhaitant une bonne carrière à tous.

Après ce ‘’travail ardue’’, un temps de repos et de plaisir qui ne fait de mal à personne. Passer à Éboué sans visiter sa plage et sa piscine naturelle l’Ètinglin, c’est comme commettre sans découvrir le coquet village. L’équipe du journal école Le Communicateur de l’ISTC-Polytechnique a donc droit à une visite guidée de ce coin de paradis terrestre. Le voyage d’étude s’achève par le repas. Du goûter à la spécialité locale, “la soupe du pêcheur made in Éboué”.

ABOUA Ahiwa Rufin

Grace DJAZE

 

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