Les entreprises de sécurité posent leurs conditions


/
Par Fabiola KONAN et Abd
Mis à jour le 2024-01-21 21:14:49

Le président de la Fédération nationale du Patronat des Entreprises privées et du Transport des Fonds (FENAPEPSCI) a estimé, le mardi 28 février 2023, que les entreprises de sécurité ne peuvent pas tenir les nouveaux salaires exigés par le décret portant revalorisation du Smig sans adaptation des prix.


 « C’est pourquoi, nous appelons tous les utilisateurs des services de sécurité à se mettre en conformité avec la loi en payant le juste prix minimum, à savoir 250 000 FCFA par agent affecté à leur sécurité comme salaire conforme à la loi ».

   Guy Komena, président de la FENAPEPSCI, a lancé cet appel, entouré des membres de son bureau et des membres du Conseil d’Administration, lors d’un point de presse animé au Plateau, Avenue Terrasson de Fougères, Angle Rue Gourgas.

Il se prononçait sur les difficultés relatives à l’applicabilité de l’augmentation de 60 000 à 75 000 FCFA du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), décidée par décret pris en Conseil des ministres du 21 décembre 2022.

Selon lui, « la FENAPEPSCI veut faire des entreprises de sécurité et de transport de fonds, des employeurs de choix, avec des conditions de travail et de rémunérations attrayantes. La fédération veut aussi pérenniser les emplois d’un secteur d’activité qui est un maillon essentiel au développement et à la bonne marche des autres secteurs d’activités ».

    Expliquant pourquoi les entreprises de sécurité ne peuvent appliquer le nouveau décret, M. Kamena a déclaré : « Vous savez, un décret s’applique à tout le monde. Seulement, nous nous trouvons dans une situation délicate. Notre client qui est l’État donne par agent 110 000 F. L’entreprise de sécurité employeuse n’a qu’une petite marge. Alors pour l’application du nouveau Smig, nous avons demandé à nos partenaires qui sont nos clients de réajuster les prix des prestations par agents pour nous permettre de nous en sortir. L’État et certains clients ne semblent pas accepter nos nouvelles conditions, nous avons donc du mal à appliquer ce décret ».

    Selon le président de la FENAPEPSCI, avec l’augmentation du Smig de 60 000 à 75 000 FCFA, soit une hausse de 25%, en plus des charges liées aux impôts sur revenus et CNPS, les charges des entreprises représentent entre 78 % et 80 % de leurs chiffres d’affaires.

« Avec l’ancien Smig à 60 000 FCFA, un agent était payé à 177 000 FCFA. Avec le nouveau Smig à 75 000 FCFA en y ajoutant les impôts sur salaires, primes de transport, etc., les charges dues au salaire du même agent avoisinent 200 000 FCFA », expliqué M. Kamena.

Il demande donc aux entreprises partenaires d’accepter de prendre en charge une part de cette augmentation qui impacte négativement les chiffres d’affaires des entreprises de sécurité.

    La FENAPEPS-CI est formée par fusion-absorption de trois associations patronales actives en 202. Elle est membre du patronat ivoirien. Elle génère environ 123 000 emplois directs et 100 milliards de FCFA de chiffres d’affaires.

 

 

Fabiola KONAN et Abd Retour 189 vues

Partenaires